Jean Michel Moreau

"Le Festin royal", 1789

A propos de l'objet

Le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette célèbrent la naissance du dauphin. Chaque détail des festivités semble avoir été restitué. Outre sa fonction documentaire, cette estampe obéissait à un but de propagande. En montrant que la succession au trône était assurée, elle devait illustrer le faste et la grandeur de la monarchie.
voir moins voir plus
Cette estampe fait partie d’une série en comprenant également trois autres, L’Arrivée de la reine à l’Hôtel de Ville, Le Feu d’artifice et Le Bal masqué. Elle fut gravée par Moreau le Jeune d’après ses propres dessins avec lesquels il avait illustré les fêtes données pour le roi et la reine les 21 et 23 janvier 1782 par la Ville de Paris à l’occasion de la naissance du dauphin. Cette estampe représente le festin royal donné le premier soir des réjouissances dans la grande galerie provisoire de l’Hôtel de Ville. Dans une vaste salle ornée d’un somptueux décor de colonnes et éclairée par des lustres, les convives dînent autour d’une grande table parée de riches surtouts, entourés d’une foule de spectateurs. Au premier plan, debout près de Louis XVI et de Marie-Antoinette, des échevins de la Ville de Paris, reconnaissables à leurs robes et à leurs perruques à marteaux, veillent au bon déroulement de l’événement. Au milieu de la foule, de nombreux valets s’empressent de servir les invités. D’autres spectateurs assistent à la réception depuis les tribunes situées des deux côtés de la salle. Dessinateur des Menus-Plaisirs - branche de l’administration royale chargée de l’organisation des fêtes, des cérémonies et des spectacles à la Cour - de 1770 à 1789, Moreau le Jeune réalise avec cette série une sorte de reportage graphique de ces grandes fêtes royales. Reproduisant méticuleusement chaque détail, il immortalise ainsi le décor architectural éphémère spécialement conçu pour l’occasion par l’architecte Pierre-Louis Moreau-Desproux (1727-1794). Grâce à la large diffusion de l’estampe du Festin royal, ce décor architectural fut plus tard souvent imité en France et à l’étranger. Cette série n’avait cependant pas seulement cette fonction documentaire, mais surtout vocation à diffuser, au moyen de la gravure, l’image de ces fêtes qui exaltent le faste et la grandeur de la monarchie. auteur: Hélène Iehl

Informations sur l'objet

Votre message sur l'objet

Vous avez des informations ou des questions sur cet objet?