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Menuiserie
Planche de maison, 1880 - 1904
A propos de l'objet
Les deux planches (II/1492 et II/1493) étaient des éléments du mobilier intérieur d’une maison de réunion des Maoris, un wharenui. Les deux planches ont été acquises en 1905 par l’intermédiaire du collectionneur et commerçant d’articles ethnographiques Umlauff.
Les maisons de réunion encore construites à ce jour par les Maoris sont le cœur de la vie sociale et politique. Elles incarnent un ancêtre tel un tout : les pignons du toit sont les bras, un visage sculpté appliqué à l’extérieur figure la tête, la poutre sous le toit la colonne vertébrale et les arbalétriers sont les côtes. Les représentations peintes ou sculptées comme cette planche murale pour l’intérieur de la maison figurent des ancêtres particuliers ou des personnalités historiques et permettent de visualiser la généalogie du groupe.
La découpe en biseau indique qu’il s’agit d’une planche provenant de l’extrémité frontale de la maison qui a été acquis en même temps que son pendant. Les deux pièces sont sculptées différemment, chacune avec trois visages se détachant d’un motif défini qui représente les côtes, donc le corps. La langue étirée symbolise la force, la vitalité et la disposition à se battre.
Les grandes maisons de réunion ont été construites à partir du milieu du XIXe siècle dans la foulée des combats armés contre les Européens. Elles n’étaient pas seulement des lieux de réunion pour des groupes de plus grande envergure, mais aussi des démonstrations de force des Maoris et se retrouvent à présent dans de nombreux lieux en Nouvelle-Zélande, et également dans les contextes urbains.
La découpe en biseau indique qu’il s’agit d’une planche provenant de l’extrémité frontale de la maison qui a été acquis en même temps que son pendant. Les deux pièces sont sculptées différemment, chacune avec trois visages se détachant d’un motif défini qui représente les côtes, donc le corps. La langue étirée symbolise la force, la vitalité et la disposition à se battre.
Les grandes maisons de réunion ont été construites à partir du milieu du XIXe siècle dans la foulée des combats armés contre les Européens. Elles n’étaient pas seulement des lieux de réunion pour des groupes de plus grande envergure, mais aussi des démonstrations de force des Maoris et se retrouvent à présent dans de nombreux lieux en Nouvelle-Zélande, et également dans les contextes urbains.